Je me lance dans la domotique

Me voilà à tourner autour du sujet depuis longtemps (j’ai acheté mes ampoules Philips Hue en 2015 et ma station météo Netatmo en 2014), je me lance enfin dans la domotique. Étant donné l’ampleur de la tâche, je vais essayé en parallèle d’alimenter ce blog au fur et à mesure de l’avancée du projet. Je n’ai pas vocation à en faire des tutoriels mais plutôt un manuel de mon installation.

Mais qui je suis ?

Christopher (vous l’avez le pher.cloud/blog ?!), 34 ans, vivant dans la Drôme accompagné de ma compagne Meghanne et des mes deux fils. Je suis un passionné d’informatique et de tech. J’ai toujours aimé démonter, monter, bidouiller et surtout comprendre ce que j’avais entre les mains. L’achat de notre maison en 2018 sera le terrain de jeux de toute mon installation domotique / informatique.

Par où commencer ?

J’ai commencé par faire le point sur ce que j’ai comme matériel et ce à quoi je voudrais arriver. Aujourd’hui, on a tous des objets connectés qui peuvent être associés à une installation domotique. Je suis aussi du genre a faire avec ce que j’ai. Une page sur mon matériel a été faite pour référencer mes équipements et ainsi pouvoir être au clair sur mon installation.

Simple, simple et efficace.

Définition de mes besoins

Voici quelques objectifs à atteindre avec mon installation domotique :

  • Éclairage
    – Rendre pilotable l’intégralité des points lumineux de la maison. Je ne souhaite pas forcement avoir 100% de mon éclairage « dimmable » avec les couleurs de mon choix, mais de pouvoir interagir sur l’ensemble des luminaires intérieurs et extérieurs.
    – Rendre intelligent certaines lumières pour s’adapter à des situations et gagner en confort (limiter automatiquement la luminosité des couloirs et des WC la nuit, par exemple).
    – Simuler de la présence en cas d’absence.
    – Réaliser un éclairage ou une extinction des lumières suivant notre présence.
  • Chauffage
    – Gérer le chauffage le plus finement possible en fonction des plannings et informations remontées grâce à la domotique (détection d’absence prolongée, par exemple).
    – Détecter les gaspillages de chauffage (fenêtre ouverte trop longtemps, par exemple).
  • Énergie
    – Mesurer les consommations énergétiques afin d’identifier de potentiels fuite d’eau ou coupure de courant.
    – Gérer les cycles de chauffe de mon ballon d’eau chaude.
    – Couper le courant de certains périphérique à des moments clefs.
  • Automatiser
    – La gestion de notre robot aspirateur (si personne à la maison : passer l’aspirateur).
    – La gestion d’un futur arrosage automatique (arroser uniquement si nécessaire avec les données de la station météo et l’humidité mesurée du sol).

Je n’ai pas forcement prévu de sécuriser notre maison par la domotique. Je ne suis pas adepte de la vidéo surveillance et j’ai de gros doutes sur l’efficacité des alarmes. De plus, la tâche est grande pour définir et configurer une telle installation avec des contraintes de ce type :
– Aucune action à effectuer pour activer ou désactiver l’alarme (gestion de présence 100% fiable).
– Fiabiliser les différents capteur afin d’éviter les faux positifs ou encore les inhibitions.
Je regarderai ce point là dans un second temps.

Tous ces objectifs devront être atteins avec le moins d’interaction « homme/machine » possible. Le but ultime est véritablement de ne plus avoir à penser à l’installation, et aussi d’être complémentaire à l’installation domestique classique.

Pour atteindre ces objectifs, je dispose déjà d’un serveur sous unRAID sur lequel je vais pouvoir faire tourner Jeedom dans une machine virtuelle.

Pour l’ensemble de mes périphériques domotiques, je vais privilégier tant que faire se peut le protocole Zigbee. Ils sont économiques et le réseau maillé fait que je trouve ce protocole préférable aux autres.

Y’a plus qu’à …

unRaid : Pour un vrai NAS DIY ?!

Mon premier serveur (voir mon précédent post) ayant été remplacé en 2011 par un honorable VE-HOTECH VHS-4 Home avec 4 x 1To en raid5 ; l’espace se fit rare 7 ans plus tard. C’est pourquoi j’ai cherché à étendre mon stockage. Les disques de 4 To tombant presque sous la barre des 100€, s’était donc le moment.

Quelle solution hardware choisir ?

Depuis 2011, le monde des NAS a profondément été bouleversé : VE-HOTECH n’est plus ce qu’il était (OS abandonné …), QNAP et SYNOLOGY dominent le marché avec des prix qui ne rentrent pas dans mon budget.
La solution retenue sera donc le DIY car j’ai du vieux matériel sur les bras :
– Carte-mère : ASROCK N68PV-GS (10/100/1000 Mb/s)
– Processeur : AMD Athlon II X4 605e @ 2300 Mhz (TDP 45W)
– RAM : 2 x 2Go DDR2 800Mhz non-ECC
– Alimentation : SEASONIC M12II-620 Evo – 620W (80+ Bronze)

Il ne me manquait qu’un boitier pour accueillir tout ça et les futurs disques durs. J’ai choisi le GD08 de chez SILVERSTONE qui a l’avantage de pouvoir être équipé de poignées de montage pour rack.

Un gros boitier capable d’accueillir jusqu’à 8 disques durs de 3,5″

Concernant les disques durs, je suis parti avec 4 disques SEAGATE IRONWOLF de 4 To que j’ai pu trouvé en promo à 425€ le lot.

Des disques dédiés

J’ai donc un NAS rackable de 12 To (8 slots) pouvant faire de la “virtualisation” pour moins de 600€. Impossible de trouver ceci chez QNAP ou SYNOLOGY pour moins de 1000€ sans les disques. *IMBATTABLE*

Quel OS utiliser ?

J’ai testé plusieurs solutions :
– FreeNAS : OS hyper pointu et en théorie pas vraiment compatible avec mon matériel (ram non-ECC, processeur pas assez puissant, etc). Dans la pratique, cela fonctionne… mais l’ergonomie de l’OS m’a rebuté.
– OpenMediaVault : OS simple à déployer mais ne permet pas d’ajout de modules type “Transmission”, “Duplicati” ou autre. Pas de VM non plus. Ni Docker.

unRAID de Lime Technology est la solution

unRAID a tout ce qu’il faut pour faire un NAS polyvalent !

J’ai choisi unRAID pour plusieurs raisons :
– Il permet de monter des disques de plusieurs tailles différentes pour les évolutions futures.
– Il permet de faire évoluer le matériel simplement grâce à la licence qui est lié à la clef USB contenant l’OS. En pratique, si l’on change l’ensemble carte-mère, processeur et RAM ; on peut remonter l’OS en quelques manipulations.
– Il permet l’ajouter de container Docker.
– Il permet la création de VM.
Tout ça fait de unRAID l’OS pour NAS le plus polyvalent que j’ai pu essayer.

Très peu de tests existent sur la toile (surtout en français). Le seul trouvé est celui de lesnumériques et est plutôt vieux.

Et les performances dans tout ça ?

Vous trouverez ci-dessous une batterie de tests représentatifs des performances du NAS, comparé à :
– MARS (NAS VHS-4 HOME) : 4 x SAMSUNG EcoGreen F2 1To (HD103SI)
– SATURNE (LIBREELEC) : 1 x Samsung SpinPoint T 400Go (HD403LJ)
– JUPITER (unRAID) : 4 x SEAGATE IRONWOLF 4 To (ST4000VN008)
– FREEBOX SERVER : 1 x SEAGATE Pipeline HD Mini 250Go (ST9250311CS)

On s’approche des limites du réseau gigabit sur les petits fichiers (100 Mo) en R/W et les performances sont très honorables pour du domestique pour les fichiers plus volumineux (8000 Mo)

Les relevés obtenues via NAS performance tester 1.7 montrent clairement qu’unRAID propose des performances suffisantes pour une utilisation domestique. On peut noter que la Freebox Révolution est clairement en dessous d’une vraie solution NAS.

Et Docker dans tout ça ?

Il existe une multitude de dépôts (officiel et communautaire) de Containers pour Docker. J’ai pu ainsi me créer en quelques clics :
Serveur TVHeadend : Pour diffuser les flux TNT en HTSP sur le réseau pour Kodi.
Serveur Transmission : Pour récupérer mes distributions Linux préférées (Ubuntu 18.04 LTS vient de sortir !).
Serveur Duplicati : Pour réaliser les sauvegardes sur mon ancien NAS.

Pour conclure …

… la solution de Limetech se révèle véritablement parfaite pour faire un NAS DIY : peu onéreuse, flexible, performante, etc

Importé de mon Medium.com/@lafrite

Mon premier serveur

Parce que c’est ça être geek !

Je ne découvre qu’aujourd’hui Medium.com ; c’est donc l’occasion de créer ma première histoire. Pas forcement la plus chouette, mais une histoire quand même, afin de voir les possibilités de cette plateforme.

LIAN LI, mon partenaire boitier.

Je choisis donc de vous raconter l’histoire de mon premier “vrai” serveur.

Mais pourquoi un serveur ?!

L’histoire raconte que l’envie m’a prise chez mes parents, en 2006, car j’avais un besoin de centraliser les données multimédias et de pouvoir en télécharger (c’est mal, je sais).

Pourquoi centraliser ?!

Dans ma mon état d’esprit ‘geek’ j’ai entraîné toute ma famille. Nous avions donc chacun notre PC à la maison, ainsi qu’un PC Média Center pour notre modeste salle de cinéma.

Il me fallait donc stocker et mettre à disposition toute notre collection d’.avi (et .mkv par la suite…).

6 disques durs… en IDE. Ça fait beaucoup moins rêver aujourd’hui.

Il y avait deux types de stockage :
– celui avec tolérance de panne en RAID 5
– celui sans en RAID0 et JBOD.

J’ai donc monté un RAID5 matériel de 6 disques durs IDE de 160 Go, grâce à une carte contrôleur 6 canaux PROMISE Fastrack SX6000.
Cette capacité de 800 Go était donc destinée à tous ce qui était peu volumineux et surtout ce qui était précieux.

J’ai créé deux RAID0, encore matériel, de 2 disques SATA de 400 Go et 1 To. Les deux RAID0 étaient créé grâce à deux petites cartes contrôleurs ADAPTEC 1210SA
Ces presque 3 To servaient exclusivement à stocker les films et séries.

Un tout petit disque de 40 Go était destiné au système d’exploitation.

Prises molex et nappes rondes IDE. Mais que c’est encombrant !

Pour faire tourner le tout, j’ai pris le temps de dégoter sur eBay du vieux (mais suffisant) matériel et ainsi obtenir un serveur bi-processeur !

TO DO LIST OF MY LIFE : Avoir une carte mère bi-processeur. CHECK !

La carte mère est une SUPERMICRO P3TDL3 ou E.
Les deux processeurs sont des INTEL Pentium III Tualatin à 1,3 Ghz.

Un rêve de gosse s’est réalisé ce jour là.

Quoi, 4 barrettes ? Mais il doit y avoir 32 Go de RAM dans ton machin ?! Même pas.

4 x 256Mo de RAM PC 133 ECC étaient nécessaires pour mon utilisation : Windows 2000 Serveur avec partage Samba et eMule/Bittorent avec leurs interfaces web.

Un peu de bazar ; oui. Mais insonorisé !

Voilà pour ma toute première histoire, celle de mon premier amour de serveur.

Et il s’appelait MARS.

Importé de mon Medium.com/@lafrite